[SOCIÉTÉ] HAÏTI : LES DONS AUX VICTIMES DU SÉISME INVESTIS - TopicsExpress



          

[SOCIÉTÉ] HAÏTI : LES DONS AUX VICTIMES DU SÉISME INVESTIS DANS UN HÔTEL CINQ ÉTOILES…Posted by NegroNews in SOCIÉTÉ On juin 9, 2013 ALORS QUE 500.000 HAÏTIENS VIVENT TOUJOURS DANS DES CAMPS DE DÉPLACÉS, ON CONSTRUIT DES HÔTELS CINQ ÉTOILES AU CŒUR DES BIDONVILLES. Dans le cadre de la « reconstruction » du pays, le Clinton Bush Haiti Fund a récemment investi 2 millions de dollars dans l’hôtel Royal Oasis, un complexe de luxe construit dans une zone métropolitaine frappée par la pauvreté et « pleine de camps de déplacés abritant des centaines de milliers de personnes ». Le Royal Oasis appartient à un groupe d’investissement haïtien (SCIOP SA) et sera géré par la chaîne espagnole Occidental Hotels & Resorts. crashdebug.fr/index.php/international/5094-haiti-les-dons-aux-victimes-du-seisme-investis-dans-un-hotel-cinq-etoiles#.UYpgPrCAbfA.facebook AP rapportait en avril que des fonds amassés par les anciens présidents étatsuniens afin d’aider les Haïtiens les plus démunis sont maintenant utilisés pour la construction d’un hôtel pour de riches étrangers, dont des touristes, ainsi que de nombreux travailleurs « humanitaires » en Haïti à l’heure actuelle (Daniel Trenton, AP : New hotels arise amid ruins in Haitian capital, Clinton Bush Haiti Fund, 29 avril 2012.) Il convient de rappeler que les gouvernements occidentaux ont insisté pour que l’aide financière récoltée pour Haïti soit donnée à des organisations non gouvernementales (ONG) et à des fondations plutôt qu’au gouvernement haïtien, qu’ils considèrent comme corrompu. Dans la foulée du séisme de janvier 2010, les Étatsuniens, les Canadiens et les Européens qui ont fait des dons à ces organisations humanitaires et ONG n’ont pas réalisé que leur contribution à la reconstruction d’Haïti serait affectée à la construction d’hôtels cinq étoiles pour héberger des hommes d’affaires étrangers. Leurs attentes étaient que l’argent servirait à nourrir et loger les Haïtiens. Le Royal Oasis, ainsi que d’autres projets hôteliers totalisant plus de 100 millions font, selon AP, « naître l’espoir que des milliers d’investisseurs [étrangers] rempliront bientôt leurs chambre climatisées en cherchant à construire des usines et des infrastructures touristiques ». (C’est l’auteure qui souligne.) « L’édifice de dix étages […] comprendra une galerie d’art, trois restaurants, une banque commerciale et des boutiques haut de gamme. La construction du Royal Oasis a débuté avant le séisme et devrait être terminée avant la fin de l’année. » Le tremblement de terre a donc été une bénédiction pour les promoteurs et entrepreneurs de l’hôtel, amenant 2 millions de dollars récoltés à la base pour « servir directement à l’approvisionnement de besoins matériels [nourriture, eau, abris, matériel de premiers soins] ». Parmi les compagnies impliquées dans la construction du Royal Oasis, on trouve une compagnie haïtienne, une canadienne (Montréal) et une étatsunienne (Miami). L’aide internationale : qui en profite? L’« aide » internationale profite souvent aux pays donateurs ainsi qu’à l’élite locale du monde des affaires du pays récipiendaire. Le Council on Hemispheric Affairs a critiqué Bill Clinton et d’autres anciens présidents étatsuniens pour avoir maintenu Haïti dans une condition de « pauvreté endémique par le biais d’une politique intéressée d’exportation de riz […] Dès 2003, environ 80 % de tout le riz consommé en Haïti était importé des États-Unis. » (Leah Chavla, Bill Clinton’s Heavy Hand on Haiti’s Vulnerable Agricultural Economy : The American Rice Scandal, Council on Hemispheric Affairs, 13 avril 2010.)
Posted on: Sun, 09 Jun 2013 18:42:38 +0000

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